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PAPE FRANÇOIS

MÉDITATION MATINALE EN LA CHAPELLE DE LA
MAISON SAINTE-MARTHE

Jeudi 22 janvier 2015

 

(L'Osservatore Romano, Édition hebdomadaire n° 5 du 29 janvier 2015)

Celui qui intercède pour nous

«Jésus sauve et Jésus est l’intercesseur: tels sont les deux mots-clés» pour comprendre «le point essentiel», ce qui est «plus important» pour notre vie. Telle est la vérité de foi que le Pape François a réaffirmée dans son homélie. Etaient présents à la célébration des représentants de la communauté slovaque résidant à Rome. En leur souhaitant la bienvenue au début, le Pape a voulu exprimer sa proximité à «cette Eglise slovaque courageuse qui en ce moment, maintenant, lutte pour défendre la famille. En avant et courage!». Pour la méditation sur le ministère de Jésus, le Pape s’est appuyé sur le passage de l’Evangile proposé par la liturgie du jour (Mc 3, 1-2), où, fait-il noter, «à trois reprises est prononcé le mot “foule”». Mais l’évangéliste Marc, selon François, «veut expliquer pourquoi tant de gens vont voir Jésus». «Jésus guérit les gens» qui, de toutes façons, «recherchent un peu leur propre bien». Du reste, «nous ne pouvons jamais suivre Dieu avec une pureté d’intention dès le début, c’est toujours un peu pour nous, un peu pour Dieu, et le chemin est de purifier cette intention». Ainsi, «les gens vont, cherchent Dieu, mais cherchent aussi la santé, la guérison». Et pour cette raison, «ils se jetaient sur lui pour le toucher, afin que cette force sorte et les guérisse». «Jésus est ainsi, et c’est un moment de la vie de Jésus qui se répète». Mais «il y a quelque chose de plus important derrière cela». En effet, ce qui est véritablement «plus important n’est pas que Jésus guérisse», ce qui est également «un signe d’une autre guérison». Ou que «Jésus dise des mots qui arrivent au cœur» même si «cela aide pour aller sur la voie de Jésus». Oui, a répété le Pape, «Jésus sauve!». Et «ces guérisons, ces paroles qui arrivent au cœur sont le signe et le début d’un salut». Elles sont «le parcours du salut de tant de personnes qui commencent à aller écouter Jésus ou à demander une guérison, puis reviennent à lui et ressentent le salut». Voilà alors que la chose la plus importante, a répété François, n’est pas que Jésus guérisse et enseigne, mais qu’il sauve. Parce qu’«il est le Sauveur et nous sommes sauvés à travers lui». Et cela «est plus important» et «est la force de notre foi». Le deuxième mot clé est «intercède». En effet, «Jésus est allé vers le Père et de là intercède encore, tous les jours, à chaque instant pour nous». Et «cela est une chose actuelle: Jésus devant le Père, qui offre sa vie, la rédemption, en faisant voir au Père les plaies, le prix du salut». Et ainsi, «tous les jours, Jésus intercède». C’est pourquoi «quand, pour une raison ou pour une autre», nous «n’avons pas le moral, souvenons-nous que c’est lui qui prie pour nous, qui intercède pour nous continuellement». Dans cette perspective, François a suggéré de prier à travers ces paroles simples: «“Seigneur Jésus, aie pitié de moi”. Intercède pour moi!».

 



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