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PAPE FRANÇOIS

MÉDITATION MATINALE EN LA CHAPELLE DE LA
MAISON SAINTE-MARTHE

Mardi 5 mai 2015

 

(L'Osservatore Romano, Édition hebdomadaire n° 20 du 14 mai 2015)

Le conseil de Paul

Dans les inévitables «tribulations de la vie», le chrétien doit se confier au Seigneur dans la prière, avec la certitude de recevoir cette «vraie paix» qui insuffle «courage et espérance». « Dans la liturgie d’aujourd’hui — a tout de suite fait remarquer François — il y a trois mots qui peuvent nous aider sur notre chemin de foi et d’espérance». Ainsi, a-t-il expliqué, dans la prière faite «au début de la Messe, nous avons demandé au Seigneur de renforcer notre foi et notre espérance». Et «ces trois mots qui apparaissent dans ces lectures sont “tribulations”, “confiance” et “paix”». Le Pape a rappelé ce qui arriva à Paul, selon le récit des Actes des apôtres (14, 19-28): après avoir été battu, il fut traîné à l’extérieur de la ville pour être lapidé. Et «ceux qui le persécutaient ont cru qu’il était mort». De ce fait, Paul «a souffert» mais ensuite, «lorsqu’il s’est repris», il a donné le conseil de rester «ancrés dans la foi car nous devons entrer dans le royaume de Dieu à travers de nombreuses tribulations». François a rappelé que «dans la vie, des tribulations nous attendent: le fait de passer des périodes sombres, des moments difficiles, fait partie de la vie». Mais le conseil de Paul «d’entrer dans le royaume de Dieu par de nombreuses tribulations n’est pas une attitude sadomasochiste : il s’agit précisément de la lutte chrétienne». Voici alors ce que signifie «supporter les tribulations». Et «supporter», «est un mot que Paul utilise beaucoup: c’est plus que d’avoir de la patience, c’est porter sur ses épaules, porter le poids des tribulations». «La vie du chrétien traverse des moments comme cela» aussi. François a ensuite rappelé que Paul, «après avoir donné ce conseil, organise cette Eglise, prie sur ses prêtres, impose les mains et les confie au Seigneur ». Et voici donc le second mot: «confiance». En effet, «un chrétien peut supporter les tribulations et aussi les persécutions en s’en remettant au Seigneur: lui seul est capable de nous donner la force, de nous donner la persévérance dans la foi, de nous donner l’espérance ». Il faut savoir «confier au Seigneur quelque chose, confier au Seigneur ce moment difficile, me confier moi-même au Seigneur, confier au Seigneur nos fidèles, nous les prêtres et évêques, confier au Seigneur nos familles, nos amis». Il faut savoir dire au Seigneur: «Prends soin de ceux-là, ils sont à toi». Toutefois, c’est «une prière que nous ne faisons pas toujours: la prière de confiance». Belle prière chrétienne que celle qui dit: « Seigneur, je te confie cela, fais-le aller de l’avant». En somme, «la tribulation te fait souffrir, la confiance au Seigneur te donne espoir et, de là découle le troisième mot: la paix». Tout cela «te procure la paix». En conclusion, le Pape a reproposé les «trois mots» qui ont articulé sa réflexion: «tribulation, confiance, paix». Il ne faut jamais oublier que «dans la vie, nous devons aller sur les routes de tribulation», car «c’est la loi de la vie»; mais il faut toujours se rappeler précisément «dans ces moments-là» de «se confier au Seigneur». Et «lui nous répond par la paix».



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