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CONCISTORO PER LA NOMINA DI 27 NUOVI CARDINALI

SPECIALI SALUTI DI PAOLO VI
AI SINGOLI NUOVI PORPORATI

28 giugno - 15 luglio 1967

 

I Cardinali di Francia

Vénérables Frères,
Chers fils de France,

C’est une joyeuse circonstance qui Nous vaut le plaisir de cette rencontre, et Nous ne voulons pas la laisser passer sans vous exprimer en quelques mots les sentiments qui remplissent Notre cœur.

Lorsque Nous est venue la pensée d’élever aux honneurs du Cardinalat un certain nombre de bons et fidèles serviteurs de l’Eglise, Notre cœur s’est tourné tout naturellement vers la France, dont les deux grandes métropoles de Paris et de Lyon ont, en vertu d’une longue tradition, une sorte de parenté - si l’on peut dire - avec la pourpre romaine.

Vous ne vous attendez pas, chers Fils de Paris, à ce que Nous fassions en public l’éloge de votre nouvel archevêque: il serait le premier à en souffrir et à Nous le reprocher. Mais Nous ne pouvons pas ne pas relever les liens particuliers qui l’attachent au Saint-Siège et à Notre personne. Nous étions Substitut de la Secrétairerie d’Etat lorsque la Providence, à la veille de l’année sainte 1950, Nous l’envoya comme collaborateur. A maintes reprises Nous eûmes l’occasion d’apprécier la valeur de cette collaboration. Et lorsqu’il songea à rassembler en un volume les textes des Papes de l’époque contemporaine sur le sacerdoce, c’est avec joie que Nous acceptâmes d’écrire la préface de ce recueil.

Ce souci du sacerdoce et de ceux qui en sont revêtus, il allait pouvoir le manifester mieux encore lorsque lui furent confiés par Notre Prédécesseur Jean XXIII le gouvernement du diocèse d’Angers d’abord, puis la charge de coadjuteur de Paris, sous la conduite paternelle du cher Cardinal Feltin, qui en se retirant récemment, avec un esprit de si louable abnégation, faisait passer en ses mains la responsabilité du nouveau diocèse.

Le zèle et la sagacité avec lesquels il a préparé, en accord avec Nous, et en étroite liaison avec tous les pasteurs intéressés, la nouvelle division ecclésiastique de la région parisienne, méritent, chers fils, de lui valoir de votre part un surcroît d’estime et de reconnaissance. Et Nous aimons à penser qu’en le faisant entrer dans le Sacré Collège non seulement Nous aurons fait un geste qui est bien en harmonie avec la dignité de votre grande cité, mais Nous aurons par surcroît été agréable à ses habitants, et rehaussé encore, pour le bien de tous, l’autorité du chef du diocèse.

A vous maintenant un mot, chers Fils du diocèse de Versailles, pour Nous faire pardonner de vous avoir enlevé votre pasteur! Nous savons combien Monseigneur Renard était estimé et aimé des Versaillais, et Nous devinons que ce n’est pas de gaîté de cœur qu’ils le voient s’éloigner . . . Ce n’est pas de gaîté de cœur non plus, soyez-en assurés, que Nous sommes obligé, par les nécessités du soin des âmes et de l’administration ecclésiastique, à transférer les Evêques d’un siège à l’autre.

Celui qui est désormais le Cardinal Renard méritait pleinement votre estime et votre affection. Vous avez su apprécier son esprit surnaturel, sa sûreté doctrinale, son sens pastoral: vous saurez vous réjouir, dans le Seigneur, à la pensée que ces dons magnifiques s’exerceront maintenant sur une plus vaste échelle, que d’autres que vous, et plus nombreux, en seront les heureux bénéficiaires.

C’est à vous que Nous pensons, chers fils de Lyon, auxquels Nous Nous adressons maintenant, pour vous féliciter et Nous réjouir avec vous de la grâce que Dieu vous fait en vous envoyant ce nouveau pasteur, et de l’honneur que fait rejaillir sur l’antique Et vénérable siège primatial de Lyon l’éclat de la pourpre dont. Nous avons voulu qu’il fût sans tarder revêtu, comme ses prédécesseurs.

L’estime que Nous avons pour le dernier d’entre eux, le Cardinal Villot, s’est manifestée assez clairement. Mais Nous Nous en voudrions de ne pas évoquer aussi devant vous la figure du cher Cardinal Gerlier, pour lequel Nous professions une profonde vénération et une admiration respectueuse.

Celui qui prend en main, à leur suite, le gouvernement du diocèse saura, Nous en sommes sûr, gagner, lui aussi, le coeur des Lyonnais et faire fructifier au centuple les magnifiques ressources spirituelles d’un peuple légitimement fier de son prestigieux passé, foncièrement généreux et profondément attaché à l’Eglise.

Et maintenant, c’est vers Toulouse que Nous Nous tournons, Toulouse auquel est resté si attaché, Nous le savons, le coeur de celui qui s’appelle désormais le Cardinal Garrone, et dont Nous avons voulu faire le Pro-Préfet de Notre Congrégation des Séminaires et Universités.

Vous n’êtes pas indifférents, chers Fils - votre présence ici le prouve - à l’honneur qui est fait aujourd’hui à votre ancien archevêque. L’ampleur et la gravité des responsabilités que Nous lui avons confiées dans la Curie Romaine plaidera en tout cas, Nous l’espérons, en Notre faveur, pour Nous obtenir voire absolution.

Le dicastère qu’il préside, aux côtés du vénérable Cardinal Pizzardo, s’intitulera désormais la «Congrégation pour l’Enseignement catholique». C’est assez dire son importance accrue et la nécessité qui s’imposait d’en confier la direction à une personnalité particulièrement préparée. Vous connaissez mieux que Nous votre ancien archevêque, et ce ne sera pas mettre sa modestie à trop lourde épreuve que de rappeler son passé de professeur et de Supérieur de Séminaire, les charges qui lui furent confiées aux côtés de l’inoubliable Cardinal Saliège et dans les organes centraux de l’Eglise de France, son rôle au Concile, notamment dans l’élaboration et la rédaction de la Constitution Gaudium et spes, sans oublier l’épreuve de la captivité, dont il sut faire encore une occasion d’instruire et d’édifier ses compagnons d’infortune. Vos prières qui, avec les Nôtres, l’ont affectueusement entouré dans son récent deuil, l’accompagneront dans sa tâche, et son cœur, Nous croyons pouvoir vous l’assurer, restera fidèle à ses anciens diocésains.

Il ne Nous reste, Vénérables Frères, Chers Fils, qu’à vous remercier pour la joie que Nous a causée votre visite. Nous invoquons de grand cœur sur les nouveaux Cardinaux français et sur tous ceux qui s’associent, de près ou de loin, à l’honneur de leur élévation au cardinalat, l’abondance des divines grâces, en gage desquelles Nous vous accordons à tous une large et affectueuse Bénédiction Apostolique.

I Cardinali degli Stati Uniti

Venerable Brothers, dear sons and daughters:

We are particularly pleased to meet with you today because in this way We can share with you the joy and happiness of these past few days which have seen four very worthy representatives of the American Hierarchy raised to the rank of Cardinal in the Church.

At this moment We feel that We are in contact with all Catholics in the United States for before Us, We are told, every sector of your grand country is somehow present in you.

The Catholic Church in your country has distinguished itself in many ways, and the new Cardinals reflect these magnificent qualities so admired by all. The United States has set Ian example by extending aid to the suffering and to developing nations all over the world. Cardinal O’Boyle, at the urging of the hierarchy, helped to organize a very efficient and effective relief organization which still today, in times of strife land calamity, lends a helping hand to victims of war, tragedy and suffering. This national effort is one of the brightest episodes of your history, and We hope that it will serve to inspire others in deed as well as in word. The Church in America has been loyal to the Holy See and has been generous with its assistance of the world-wide programs of the Church. It has never stinted in giving service. Cardinals Brennan, Krol and Cody have served in varying capacities before, during and after the Ecumenical Council. Their unselfish service reflects the dedication, loyalty and affection of the entire Church in America. We are most grateful for this and We cannot but take this occasion to express Our sincere gratitude and appreciation and to pray that it will serve to encourage others.

We know the United States well because We have been fortunate in having the opportunity to visit there several times. We came to know the great institutions: educational, charitable, social and religious, and We have admired them. The Church flourishes in your country and We pray that its fruit will be an increase in saintly vocations. The Church must influence society with its message and this is possible through a thoroughly Christian formation of its members. We urge all of you to continue to be model citizens motivated by the highest principles of Christian patriotism and love.

Would that it were possible for Us to thank each one of you personally! This is not possible but We wish to assure you that the Pope has great admiration for you and true affection for all.

We bless you, and through you, We send Our greetings and Our blessings to your loved ones at home: to all Our beloved children and to your fellow citizens. May God continue to look graciously upon your country and to pour out upon it His richest blessings of peace, happiness and prosperity.

L’Em.mo Bengsch

Herr Kardinal,
Geliebte Söhne und Töchter aus dem Bistum Berlin!

Von herzen nehmen Wir Anteil an der Freude der Berliner Katholiken über die Erhebung Ihres Bischofs in das heilige Kollegium der Kardinäle.

Diese Stunde ist Uns deshalb ein willkommener Anlass, Ihnen, Herr Kardinal, Unsere besondere Wertschätzung und Unser stetes Wohlwollen zu versichern sowie Ihnen Dank zu sagen für Ihre unermüdliche Hirtensorge zum Wohle der Ihnen anvertrauten Herde. Die Leitung Ihrer Diözese verlangt in besonderer Weise Klugheit und Tatkraft und den immer neuen Vollzug priesterlicher Hingabe.

Aber auch den Priestern und Gläubigen des Bistums Berlin - einige von ihnen können wir hier begrüssen - gilt Unsere väterliche Liebe und Unser herzlicher Dank. Mit grosser Freude und Genugtuung sehen Wir euer religiöses und kirchliches Leben in der Bewährung erstarken. Wir bewundern die selbstlose Treue, mit der euere Seelsorger ihre Aufgaben erfüllen. Wir bewundern aber ebenso eueren Mut und euere Standhaftigkeit, geliebte Söhne und Töchter, womit ihr täglich in einer glaubensfernen und materialistischen Welt für Christus und seine Kirche Zeugnis ablegt.

Die Erhebung eueres Bischofs zum Kardinal soll seine Verdienste um die Kirche würdigen; sie soll in euch aber auch das Bewusstsein beleben, dass ihr ein wichtiger Teil der grossen Weltkirche seid und Anteil nehmen sollt an ihren Freuden und ihren Leiden.

Das Todesjahr des Apostelfürsten, der sein Leben im Glauben an Jesus Christus gelebt und dahingegeben hat, haben Wir als ein Jahr des Glaubens verkündet. Auch euch möchten Wir mit dem Apostel zurufen: «Stehet fest im Glauben»! Ja, stehet fest im Glauben an Christus, an die Kirche, an den Felsen Petri, auf dem auch ihr gegründet seid! Dazu helfe euch Unser Apostolischer Segen, den Wir zusammen mit euerem Bischof euch, eueren Angehörigen, dem ganzen Bistum Berlin erteilen.

L’Em.mo Maurer

Señor Cardenal,
Señor Obispo de Cochabamba,
Amadísimos Bolivianos todos en el Señor.

Con la más viva satisfacción os recibimos a Vos, Señor Cardenal, y a todos vosotros, Hijos de Bolivia, los que residís en Roma, los que habéis venido de tan lejos para tomar parte en las ceremonias de estos días.

Habéis querido, antes de volver a vuestra,s sedes, a vuestros hogares, ofrecernos el homenaje de vuestra presencia y devoción, que agradecemos con toda el alma.

Hemos honrado con la Púrpura romana, como bien sabéis a uno de los más insignes miembros de la Jeraquía Episcopal de vuestro País: al que fue misionero abnegado y valeroso entre los aymaras y quéchuas de los Andes, al que en su apostolado y piedad de fiel discípulo de San Alfonso, de Obispo Auxiliar de La Paz, de Arzobispo de Sucre - la más vetusta diócesis de Bolivia - puso todo su corazón y empeño al servicio del pueblo boliviano.

Al incorporar a vuestro Arzobispo al Sacro Colegio, lo hemos asociado asì de una manera más directa e íntima a Nuestras preocupaciones por el bien de la Iglesia en su dimensión universal. Esto que, como comprendéis, es un merecido reconocimiento a los méritos contraídos por el Cardenal Maurer, es también - dejadnos decirlo - y deseamos que sea, un honor para la Iglesia misma de vuestro País, que cuenta con una figura como ésta, de altura espiritual señera, de celo bien probado por la religión, de amor universalmente reconocido a la noble tierra boliviana.

Y no dudamos de que con esta distinción, que expresa nuestra cercanía, nuestro interés por vuestras necesidades y problemas, sentiremos aún más vibrante el eco de vuestros corazones, más vivo el aliento vuestro, amadísimos en Cristo, y de vuestros paisanos todos que en la vinculación con la Sede Apostólica habéis encontrado y tendréis siempre la fuente más pura y fecunda de vuestra vitalidad espiritual.

Llevad a Bolivia entera este Nuestro mensaje que es de afecto paterno, de predilección sincera: para la Arquidiócesis de Sucre, Señor Cardenal, para la Diócesis de Cochabamba, aquí representada por Mons. Gutiérrez, y para todas las demás, así como para vuestras familias e instituciones; para todos sea prueba de Nuestro singular amor en Cristo y de copiosos dones del Cielo, la amplia y cordial Bendición Apostólica que ahora os damos.

L’Em.mo Vojtyla

Monsieur le Cardinal,
Chers Fils de Pologne,

Nous avons éprouvé une grande joie en faisant entrer dans le sacré Collège des Cardinaux, lors du récent Consistoire, un fils de votre glorieuse patrie.

Vous avez voulu l’entourer de votre affection en cette grande circonstance, et l’accompagner aux pieds du Vicaire du Christ. Nous sommes heureux de vous accueillir tous ici aujourd’hui et de souhaiter à chacun d’entre vous la plus cordiale bienvenue dans Notre demeure.

Nous aimons à accueillir en vos personnes la Pologne, qui sait reconnaître dans l’Eglise catholique sa patrie spirituelle, et qui vient Nous en apporter le témoignage. Soyez-en, chers Fils, remerciés et félicités.

Votre cher Pays, vous le savez, ne Nous est pas inconnu. Lorsque Nous étions encore jeune prêtre, entré depuis peu au service diplomatique du Saint-Siège, la bonne Providence voulut bien Nous réserver une occasion - la seule de Notre vie, jusqu’à ce jour - de Nous rendre en Pologne et d’y résider quelque temps. Il Nous fut donné ainsi de voir de Nos yeux vos villes et vos campagnes, d’admirer les solides vertus de votre peuple, son ardeur au travail, sa générosité, et par-dessus tout son incomparable ferveur religieuse. Souvenirs inoubliables, inscrits à jamais dans Notre âme et dans Notre cœur, et que votre présence ici aujourd’hui fait remonter à Notre mémoire, non sans une vive et bien douce émotion.

Lors de la dernière guerre mondiale, la charge que Nous occupions aux dépendances directes de Notre prédécesseur Pie XII Nous permit de suivre de près les terribles épreuves de la Pologne, et - dans la mesure trop faible, hélas!, que permettaient les circonstances - de seconder les efforts de ce grand Pontife pour venir en aide à vos compatriotes dans le malheur.

Nous le savons: le retour de la paix n’a pas résolu pour vous tous les problèmes. Mais Nous savons aussi - les récentes fêtes de votre millénaire l’ont montré avec éclat - qu’à travers les vicissitudes permises par la Providence, l’âme de la Pologne reste indéfectiblement attachée à ce qui a fait sa gloire, son bonheur et sa consolation au cours des siècles: la foi catholique, qu’elle a héritée de ses pères et qu’elle sait professer, en toutes circonstances, avec une noble fierté.

En élevant au cardinalat le très digne archevêque de Cracovie, c’est la Pologne tout entière que Nous avons voulu honorer et récompenser, et avant tout cet antique et glorieux siège, qui fut, plus d’une fois dans l’histoire, honoré par la pourpre romaine. Qu’il suffise d’évoquer devant vous le souvenir du Cardinal Sapieha, qu’il Nous fut donné de connaître et pour lequel Nous professions la plus respectueuse estime. Nous ne doutons pas que, rehaussée par la dignité cardinalice, l’autorité de votre pasteur, chers Fils, pourra s’affirmer avec toujours plus d’efficacité pour le progrès du règne de Dieu dans les âmes qui lui sont confiées.

C’est Notre vœu le plus cher, tandis que Nous invoquons sur lui la divine assistance et que Nous vous donnons à tous de grand coeur, en gage de Notre constante bienveillance, une très affectueuse Bénédiction Apostolique.

I Cardinali di origine italiana

Cordialissimo, anzitutto, il saluto del Santo Padre ai Signori Cardinali e ai Vescovi presenti; a tutti i fedeli partecipanti alla Udienza, venuti a Roma per onorare e far degna corona ai nuovi Membri del Sacro Collegio, e così portare, con la persona, gli applausi, il fervore, un segno manifesto della profonda stima che circonda le elette persone, dal Papa chiamate a nuova dignità e a nuovi uffici nella Chiesa di Dio.

Al saluto Sua Santità vuole aggiungere anche un vivo ringraziamento sia ai congiunti sia agli amici dei novelli Porporati, poiché, con questa loro presenza, dimostrano di condividere i sentimenti stessi del Padre delle anime. A vero dire, Egli avrebbe preferito ricevere ognuno dei nuovi Cardinali in Udienza privata con il rispettivo gruppo dei propri conterranei; tuttavia, non essendo ciò materialmente possibile in questi giorni, il fatto della Udienza collettiva d’un gruppo tanto imponente di Porporati di origine italiana acquista un fascino particolare, sì da rendere l’odierno incontro uno dei più belli e memorabili tra quelli che avvengono con il Successore di Pietro.

RAPPRESENTANTI PONTIFICI

L’Augusto Pontefice gode, dunque, della possibilità d’uno sguardo d’insieme a coloro che hanno alti titoli di merito nel servizio della Chiesa, di modo che a quanti li accompagnano riuscirà particolarmente gradito ascoltare la testimonianza stessa del Papa, che, senza dubbio, confermerà in loro l’affetto, la fiducia, la stima verso questi generosi artefici del Regno di Dio, già collaboratori del Papa negli uffici sinora esplicati, e che ora si accingono a nuove e più impegnative responsabilità di consiglio e di esecuzione nella grande impresa di condurre a Dio le anime e, propagare nel mondo gli insegnamenti del Vangelo.

Vi sono, tra i nuovi Cardinali, coloro che, per vari anni, hanno rappresentato la Santa Sede quali Nunzi Apostolici - due sono qui, altri tre arriveranno in un secondo tempo, perché ancora trattenuti da impegni di antiche tradizioni - o Delegati Apostolici. Non. si creda che sia ufficio da poco o facile una tale rappresentanza. Chi guarda le cose dal di fuori può anche ritenerlo, ma di certo non è al corrente. Si tratta, invero, d’una attività che deve essere riflessiva, discreta, obbligata a cento riguardi, in un ambiente lontano dalle proprie consuetudini, spesso anzi assai diverso e difficile. Occorre, allora, esercitare una fedeltà a tutta prova, attenzioni e premure sino al sacrificio, imponendo limiti anche a giuste aspirazioni di sacro ministero e di apostolato, giungendo perfino a vedere sminuiti la propria personalità e il proprio prestigio pur di salvare e onorare sempre la verità e far convergere ogni cosa agli interessi superiori della Chiesa. Unicamente questi devono aver di mira; e valorizzarli non solo di fronte a comunità ecclesiastiche, accessibili, di per sé, ad ascoltare la parola del Papa e del suo rappresentante, ma anche di fronte ad altri ambienti e a mentalità diverse, ove non sempre è facile e agevole farsi ascoltare e capire.

L’aver esercitato una tale funzione con dignità e fermezza insieme con profonda umiltà, costituisce singolare benemerenza, specie se è durata vari anni. Ottima cosa perciò è rendere il dovuto onore a questi esemplari servitori della Chiesa: ciò fa il Papa; questo ripetono i fedeli più vicini.

NELLA CURIA ROMANA

V’è poi un’altra categoria, del pari splendente di meriti, quella dei Cardinali che, fino ad oggi, hanno svolto insigne opera nella Curia Romana: il grande organismo che aiuta il Papa nel dirigere la Chiesa, nell’assisterla, per intervenire dove e quando è necessario, per conseguire sempre più estesi e buoni risultati nella sua opera apostolica. Questi Porporati sono in numero notevole; ma il Santo Padre sente il gradito dovere di sostare presso alcuni di essi, specialmente accanto ai due Capi della sua Segreteria di Stato, i Cardinali Samorè e Dell’Acqua, i quali, ben si può dire, sono stati suoi collaboratori più che quotidiani, non solo cioè nelle ore del giorno, ma assai spesso anche nelle ore del riposo notturno, tante e tali sono le esigenze e le pressioni di tempi, di cose, di responsabilità connesse al lavoro da essi tanto egregiamente svolto per molti anni e sotto tre Pontefici: e sempre con eccezionale spirito di abnegazione, con elevata saggezza, con intensissimo amore per il Papa e per la Chiesa. Ora il Successore di Pietro è felice che i due Prelati, e con loro gli altri che hanno servito la Santa Sede in diverse importanti mansioni della Curia Romana, siano associati al Sacro Collegio, nel cui ambito sicuramente esplicheranno attività ancor più preziose e vaste.

REGGITORI DI DIOCESI

C’è infine una terza categoria: sono i Presuli destinati al governo di tre illustri Diocesi: Napoli. Torino, Palermo. Occorrerebbe, a questo riguardo, premettere qualche considerazione su ciò che significa la porpora cardinalizia in coloro che già detengono la responsabilità pastorale. Hanno, cioè, la cura di un rilevante numero di anime, e devono pur assistere il Papa quando li chiama per il loro consiglio, a seconda delle circostanze ed esigenze, per tutto il mistico gregge del Signore. Ma il Santo Padre non intende diffondersi su questo argomento, poiché tutti hanno modo di notare come la duplice funzione, quella pastorale e quella di appartenere al Sacro Collegio, può benissimo coesistere e con grande vantaggio della Chiesa di Dio. Il Papa infatti sente il felice apporto di lodevoli esperienze ed è grato nel vedersi circondato da personaggi tanto distinti nel ministero episcopale, sì da formare un vero «presbyterium» di sua scelta proprio nel Collegio Episcopale. E se pure esiste in Lui il rammarico di sovraccaricare forse troppo le persone, le giornate, le fatiche di questi Pastori con tutto ciò che forma il complesso del servizio pei il Papa e per la Curia, si dichiara nondimeno lietissimo di averli pel collaboratori, quali amici e compagni di viaggio, in modo da rendere meno onerosa la suprema responsabilità che il Signore ha affidato alle sue umili spalle, conferendogli il Primato di Pietro.

L'ESULTANZA DEL POPOLO DI DIO

A questo punto, i partecipanti alla Udienza applaudono a lungo. Tale vibrante consenso - osserva Sua Santità - riafferma che i fedeli condividono con il Padre la gioia del memorabile avvenimento. Essi rappresentano estese zone popolose ove i nuovi Cardinali già esercitano o eserciteranno il loro ministero pastorale. Ai singoli greggi il Papa vorrebbe dire: vi affidiamo così distinti Pastori con grande sicurezza di coscienza, poiché sappiamo che sono eminenti in virtù e zelo; e conoscono alla perfezione che cosa vuol dire oggi, servire il Signore e la Chiesa, interpretare il Vangelo e predicarlo. Li affidiamo a voi, popolo cristiano, non perché, ricevendoli, vi limitiate ad una festa protocollare esteriore, ma perché sappiate condividere, con Presuli così venerati, sollecitudini e preoccupazioni, onde ben comprendere i loro disegni e programmi. Sappiate inoltre - ed è questo un compito bellissimo, a cui ogni fedele può aspirare - alleggerire un poco il fardello delle loro angustie pastorali, con la vostra gioiosa obbedienza, con l’affetto, con la preghiera.

Perciò - ripete il Santo Padre - li affidiamo a voi: a voi di Torino, Diocesi ricca di stupende tradizioni cristiane e di numerosi Santi anche recenti (è forse la Diocesi che nel secolo scorso ha dato il maggior numero di mirabili eroiche figure nella Chiesa militante); a voi di Napoli, tanto celebre per la religiosità e per la fedeltà alle più genuine tradizioni cattoliche; a voi di Palermo, sede quante altre mai vetusta e gloriosa, il cui nuovo Pastore sta per raccogliere l’eredità della grande anima del compianto Cardinale Ruffini. Agite tutti in modo che la loro fatica sia addolcita e sorretta dalla vostra fervente adesione; cercate di comprendere ogni desiderio per il vostro bene, di essere sempre vicini ai vostri Vescovi, ben sapendo che ogni Pastore sente in se stesso la verità già enunciata da San Paolo: «Christo confixus sum truci». In una parola, sappiano tutti che la più alta consolazione dei Pastori, come dei Porporati che servono la Santa Sede in Roma, è quella di sentirsi compresi, amati, incoraggiati dalle anime buone, dal Popolo di Dio.

Alle delegazioni di questo Popolo, così diletto, il Papa dà infine l’incarico di portare alle singole famiglie, città e residenze la speciale Benedizione Apostolica, che ora Egli rinnova ai Cardinali, ai loro intenti di apostolato santo, in auspicio di ogni conforto e prosperità dal Signore.

L’Em.mo Gut

Il santo Padre, rispondendo all’indirizzo di omaggio rivoltogli dal Signor Cardinale Gut, sottolinea la sua particolare gioia per aver dato un nuovo Cardinale all’Ordine Benedettino e alla Svizzera. Egli ama ricordare anche e soprattutto l’insigne Abbazia di Einsiedeln, che il nuovo Cardinale ha governato con tanta sapienza e bontà prima di essere eletto Primate delle Congregazioni dell’Ordine. Sua Santità ricorda altresì di aver visitato varie località della Svizzera e si compiace di vedere presenti, intorno al Cardinale, i familiari del Porporato e le molte altre persone che hanno voluto rendere testimonianza ad un evento che tanto ha esaltato e fatto gioire il popolo elvetico.

Nel corso della affabile conversazione il Santo Padre invita quanti Lo ascoltano ad unirsi alle sue preghiere e a quelle del Signor Cardinale Gut per le necessità della Chiesa, per la pace del mondo e di lavorare - secondo il programma benedettino - per la irradiazione del Vangelo, in un periodo in cui proprio di tale grande dono il mondo ha immenso bisogno.

Sua Santità, infine, ringrazia con tutto il cuore il Porporato per i sentimenti di devozione e di gratitudine poco prima manifestati, nel suo indirizzo di omaggio; e di gran cuore, nella persona del Cardinale, intende benedire tutte le varie Congregazioni e Comunità Benedettine e l’intero diletto Popolo della Svizzera.

L’Em.mo Fasolino

L’Em.mo Signor Cardinale Nicola Fasolino, Arcivescovo di Santa Fé in Argentina, dopo i solenni Riti della scorsa settimana, viene ricevuto in speciale Udienza da Sua Santità. con i propri congiunti, delegazioni del clero e del seminario, e il gruppo di pellegrini che lo avevano accompagnato a Roma.

Rispondendo al devotissimo saluto del Porporato, l’Augusto Pontefice rileva, in primo luogo, come l’Argentina sia una grande Nazione, benché giovane, non solo per l’estensione del suo territorio, per la ricchezza del suolo e, principalmente, per le sue immense possibilità, ma pure perché è in grado di concorrere al generale progresso dell’America Latina.

Inoltre, è da porre in risalto una caratteristica della cultura cattolica argentina: i cattolici argentini, infatti, si sono dimostrati capaci di esprimersi in questo ramo della cultura con uno stile particolare, che non risente l’influenza degli esponenti del pensiero europeo, e il Santo Padre cita, a tale proposito la rivista Sol y Luna, che ha potuto seguire gia durante la sua presenza nella Segreteria di Stato.

Ai Sacerdoti e Seminaristi che accompagnano il Cardinale, Sua Santità ricorda che l’Argentina si gloria di essere una Nazione cattolica; e ciò comporta una grande responsabilità per la Gerarchia, il Clero e i cattolici argentini, che debbono quindi preoccuparsi non solo di acquistare una formazione intellettuale religiosa adeguata, ma di vivere esemplarmente la loro fede.

È, quindi, indispensabile che tanto i sacerdoti come i laici si tengano strettamente uniti alla Gerarchia, così bene rappresentata da un Cardinale ottantenne, ma pur giovane, perché la gioventù spirituale non è misurabile col calendario.

Il Sommo Pontefice conclude le sue parole, seguite con grande commozione dall’eletto uditorio, formulando paterni voti per la prosperità dell’Argentina, avviata ad un cammino di pace e di ordine, e affidando l’incarico al Cardinale Fasolino di trasmettere il suo personale saluto e i suoi paterni auguri al Signor Presidente della Nazione Argentina, al Governo, a tutte le Autorità che lo coadiuvano, all’intero diletto Popolo Argentino.

L’ Em.mo Darmajuwana

Sua Eminenza il Signor Cardinale Giustino Darmajuwana, Arcivescovo di Semarang, con il suo Segretario, Rev. Dott. J. Harsasusanta, con il Vicario Generale P. Carlo Carri S. I., e con altri sacerdoti, missionari, religiosi e laici di Indonesia, è ricevuto in speciale Udienza dal Santo Padre Paolo VI.

Il Porporato, in un fervido indirizzo di omaggio a Sua Santità, usa espressioni di profonda e viva gratitudine, a nome del Popolo Indonesiano, principalmente di quello cattolico, e a nome suo, per l’altissimo onore accordato all’Indonesia e alla sua persona, ora insignita della dignità cardinalizia.

Successivamente, Sua Eminenza illustra al Santo Padre la situazione della Religione Cattolica in Indonesia, mettendo in rilievo l’impegno attivo che i suoi aderenti svolgono in ogni settore della vita nazionale, Indica, altresì, la necessità di favorire lo sviluppo delle vocazioni ecclesiastiche, essendo in continuo aumento il numero dei credenti. Nel 1966, spiega il Cardinale, i battezzati furono 19.500; tra essi, 12.000 adulti.

Per iniziativa della arcidiocesi di Semarang, 950 laici cattolici hanno intrapreso volontariamente l’insegnamento catechistico nelle scuole.

Il Cardinale conclude ringraziando nuovamente con profonda commozione il Santo Padre, rinnovando i sentimenti di assoluta devozione alla Sede Apostolica e assicurando preghiere per Sua Santità e per il suo supremo Magistero.

In risposta alle vibranti parole del Signor Cardinale Darmajuwana, Sua Santità dice, tra l’altro, che, nonostante la grande distanza che separa Roma dall’Indonesia, Egli segue di continuo con il più vivo interesse lo sviluppo di quella grande Nazione e il progresso che i cattolici indonesiani compiono ponendo preziose energie a servizio del proprio Paese.

L’intervento alla Udienza di molti giovani sacerdoti e missionari, che fanno corona al Cardinale, indica appunto la vitalità della giovane Nazione Indonesiana, avviata a promettente e sicuro cammino di civiltà e di pace. Naturalmente i cattolici debbono dare un esempio di genuino patriottismo, così come è sempre avvenuto.

Possa Iddio, con ogni suo dono ed assistenza, essere sempre con gli Indonesiani. E di tale celeste favore vuole oggi essere pegno e segno la Benedizione Apostolica del Papa al Signor Cardinale, al Clero ed ai Seminaristi, ai Missionari, alla intera nobile Nazione Indonesiana.

L’Em.mo Riberi

Soyez les bienvenus, chers Fils de Monaco, qui êtes venus accompagner ici votre nouveau Cardinal et rehausser encore, par votre présence, l’honneur qui lui est échu et qu’il a si bien mérité.

Votre Principauté est petite, sans doute, par l’étendue, mais cela ne l’empêche pas de donner à l’Eglise de bons serviteurs. Deux de ses fils se sont illustrés en ces dernières années, au service direct du Saint-Siège. Nous avions bien connu le regretté Monseigneur Levame. Nous connaissons mieux encore celui qui est désormais le Cardinal Riberi, un ami de longue date, auquel furent confiées des missions parfois lointaine; et difficiles, et qui s’en acquitta toujours avec un dévouement, une bonne grâce, Nous dirions presque une bonne humeur et un entrain jamais démentis. Il a gagné à cela, outre la sympathie de beaucoup, la confiance de Nos prédécesseurs et la Notre, et c’est avec joie qu’ayant décidé de faire entrer dans le Sacré Collège certaines personnalités particulièrement méritantes de la Diplomatie pontificale, Notre pensée s’est naturellement tournée vers lui.

C’est principalement son amour de l’Eglise que Nous avons apprécié et que Nous avons voulu récompenser. Et c’est ce même sentiment, Nous le savons, qui vous anime vous aussi, et qui vous a fait vous réjouir de la glorieuse élévation de votre compatriote. Nous souhaitons, chers Fils, que l’heureuse circonstance qui vous réunit autour de lui soit pour chacun d’entre vous l’occasion de raffermir cet attachement filial à la Sainte Eglise et de se renouveler dans le désir de la toujours mieux servir.

C’est avec ce souhait dans le cœur et sur les lèvres, et en invoquant les meilleures grâces sur Son Altesse Sérénissime le Prince de Monaco et sur sa Principauté, que Nous sommes heureux d’accueillir ici votre cher Evêque, Monseigneur Rupp, les distingués représentants des Autorités Monégasques, Monsieur le Ministre de Monaco auprès du Saint-Siège, avec la famille et les amis du nouveau Cardinal. Et de grand cœur Nous vous donnons à tous, en gage de Notre bienveillance, une très paternelle Bénédiction Apostolique.

                                               



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