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PAPE FRANÇOIS

MÉDITATION MATINALE EN LA CHAPELLE DE LA
MAISON SAINTE-MARTHE

Lundi 29 avril 2013

 

(L'Osservatore Romano, Édition hebdomadaire n° 18 du 2 mai 2013)

La confession, une rencontre avec Jésus

Le confessionnal n’est pas une teinturerie qui ôte les taches des péchés, ni une « séance de torture » où l’on inflige des coups de bâton. En effet, la confession est la rencontre avec Jésus au cours de laquelle l’on touche du doigt sa tendresse. Mais il faut s’approcher du sacrement sans tromperies ni demi-vérités, avec douceur et joie, confiants et armés de la « bienheureuse honte », la « vertu de l’humble » qui nous fait nous reconnaître pécheurs. C’est à la réconciliation que le Pape François a consacré l’homélie de la Messe célébrée dans la matinée du lundi 29 avril, dans la chapelle de la Domus Sanctae Marthae.

Voilà ce qui « se passe dans le sacrement de la réconciliation. De nombreuses fois — a dit le Saint-Père — nous pensons qu’aller nous confesser est comme aller à la teinturerie. Mais Jésus dans le confessionnal n’est pas une teinturerie ». La confession est « une rencontre avec Jésus qui nous attend tels que nous sommes. “Mais, Seigneur, écoute, je suis ainsi”. Nous avons honte de dire la vérité : j’ai fait cela, j’ai pensé cela. Mais la honte est une véritable vertu chrétienne et aussi humaine. La capacité d’avoir honte : je ne sais pas si en italien on le dit ainsi, mais dans notre terre, on dit à ceux qui n’arrivent pas à avoir honte sinvergüenza. Cette personne est “sans honte”, parce qu’elle n’a pas la capacité d’avoir honte. Et avoir honte est une vertu de l’humble ».

Le Pape François a ensuite repris le passage de la lettre de saint Jean. Ce sont des mots, — a-t-il dit — qui invitent à avoir confiance : « Le Paraclet est à nos côtés et nous soutient devant le Père. Il soutient notre faible vie, notre péché. Il nous pardonne. Il est vraiment notre défenseur, parce qu’il nous soutient. À présent, comment devons-nous aller auprès du Seigneur, ainsi, avec notre vérité de pécheurs ? Avec confiance et aussi avec joie, sans nous cacher devant Dieu ! Avec la vérité. En ayant honte ? Bienheureuse honte, celle-ci est une vertu ».

Jésus attend chacun de nous, a-t-il réaffirmé, en citant l’Évangile de Matthieu (11, 25-30) : « “Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau”, même du péché, “et moi je vous soulagerai. Chargez-vous de mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur”. Telle est la vertu que Jésus nous demande: l’humilité et la douceur ».

« Humilité et douceur — a poursuivi le Pape — sont comme le cadre d’une vie chrétienne. Un chrétien va toujours ainsi, dans l’humilité et dans la douceur. Et Jésus nous attend pour nous pardonner. Nous pouvons lui poser une question : alors, aller se confesser n’est pas une séance de torture ? Non ! C’est aller louer Dieu, car moi, pécheur, j’ai été sauvé par Lui. Et Lui, il m’attend pour me donner des coups de bâton ? Non, avec tendresse pour me pardonner. Et si demain je fais la même chose ? Tu y vas une autre fois, tu y vas et tu y vas et tu y vas. Il nous attend toujours. Cette tendresse du Seigneur, cette humilité, cette douceur ».

Pour finir, le Pape a invité à avoir confiance dans les paroles de l’apôtre Jean : « Si quelqu’un a péché nous avons un avocat auprès du Père ». Et il a conclu : « Cela nous donne du souffle. C’est beau, n’est-ce pas ? Et si nous avons honte ? Que cette honte soit bénie, car elle est une vertu. Que le Seigneur nous donne cette grâce, ce courage d’aller toujours vers Lui avec la vérité, car la vérité est la lumière. Et pas avec les ténèbres des demi-vérités ou des mensonges devant Dieu ».

 


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