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PAPE FRANÇOIS

MÉDITATION MATINALE EN LA CHAPELLE DE LA
MAISON SAINTE-MARTHE

Mardi 7 mai 2013

 

(L'Osservatore Romano, Édition hebdomadaire n° 20 du 16 mai 2013)

La joie et la force de supporter patiemment

La joie et la force de supporter patiemment, propres au chrétien, rajeunissent l’homme et aident à accepter et à vivre avec patience les tribulations et les difficultés de la vie. C’est ce qu’a rappelé le Pape François dans l’homélie de la Messe célébrée dans le mardi 7 mai, dans la chapelle de la Domus Sanctae Marthae.

Les lectures du jour — tirées des Actes des apôtres (16, 22-24) et de l’Évangile de Jean (16, 5-11) — ont offert au Pape l’occasion de reproposer l’esprit de patience témoigné par les premiers martyrs chrétiens. Et il a rappelé à cet égard le témoignage de Paul et Silas qui, jetés en prison, restaient en prière et chantaient des hymnes à Dieu. Les autres prisonniers les écoutaient émerveillés : « Roués de coup et couverts de plaies “ils chantent, ils prient... Des gens un peu bizarre !” Mais eux — a expliqué le Pape — étaient en paix. Ils étaient aussi joyeux d’avoir souffert quelque chose au nom de Jésus. Ils étaient tranquilles. Ils chantaient, priaient et souffraient. Eux, à ce moment-là, étaient dans cet état d’âme si chrétien, l’état de la patience. Lorsque Jésus commence le chemin de sa Passion, après la Cène, “il entre en patience” ». Entrer en patience : telle est « la route que Jésus nous enseigne à nous chrétiens. Entrer en patience ». Mais cela « ne veut pas dire être tristes. Non, non, c’est autre chose ! Cela veut dire supporter patiemment, porter sur ses épaules le poids des difficultés, le poids des contradictions, le poids des tribulations ». La vertu chrétienne de supporter témoignée par Paul et Silas est « un processus de maturité chrétienne à travers le chemin de la patience » ; pour qu’il s’accomplisse il faut toutefois du temps.

 


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