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PAPE FRANÇOIS

MÉDITATION MATINALE EN LA CHAPELLE DE LA
MAISON SAINTE-MARTHE

Prier pour les évêques

Mardi 11 septembre 2018

(L'Osservatore Romano, Édition hebdomadaire n°037 du 13 septembre 2018)

«A notre époque, il semble que le Grand Accusateur se soit libéré et qu’il s’en prenne aux évêques», en cherchant «à révéler les péchés, que l’on voit, pour scandaliser le peuple». Mais «la force de l’évêque — “homme de prière”, au milieu du peuple et qui se sent choisi par Dieu — contre le Grand Accusateur est la prière, celle de Jésus pour lui et la sienne». C’est une prière «pour nos évêques: pour moi, pour ceux qui sont ici présents et pour tous les évêques du monde» que le Pape a demandée en célébrant la Messe. Et il a recommandé aux évêques d’être toujours «proches du peuple de Dieu, sans aller vers une vie aristocratique» qui ôte leur «onction» et sans faire l’«arriviste» ou «chercher refuge auprès des puissants et auprès des élites».

«On est touché par la simplicité et également par la transparence avec laquelle Luc nous raconte l’élection des apôtres, des premiers évêques» (cf. Luc 6, 12-19). «Il y a trois choses qui frappent dans l’attitude de Jésus». Tout d’abord «que Jésus prie». La «deuxième» attitude est que «Jésus choisit: c’est Lui qui choisit les évêques». Et, «troisièmement, Jésus descend avec eux sur un plateau et il rencontre le peuple: il va au milieu du peuple». «Prier, être élu et être avec le peuple».

«Jésus prie, et il prie pour les évêques». «C’est la grande consolation qu’a un évêque dans les mauvais moments: Jésus prie pour moi. En ce moment, Jésus prie pour moi». «Pierre avait cette conviction, quand il annonce au peuple la tâche des évêques: “A nous la prière et l’annonce de la parole”».

«La deuxième dimension que nous voyons ici est que Jésus “choisit” les douze: ce ne sont pas eux qui choisissent». «L’évêque fidèle sait qu’il n’a pas choisi; l’évêque qui aime Jésus n’est pas un arriviste qui va de l’avant avec sa vocation comme si c’était une fonction, peut-être en envisageant une autre possibilité d’aller de l’avant et de s’élever». En réalité, «l’évêque se sent choisi. Et cela le conduit au dialogue avec le Seigneur: “Tu m’as choisi, moi qui suis peu de chose, qui suis pécheur”. Il a l’humilité».

Et ensuite, comme troisième élément, l’évêque est «un homme qui n’a pas peur de descendre sur un plateau et d’être près du peuple: c’est précisément l’évêque qui ne s’éloigne pas du peuple; l’évêque touche le peuple et se laisse toucher par le peuple. Il ne va pas chercher refuge auprès des puissants, des élites, non. Ce seront les élites qui critiqueront l’évêque; le peuple a cette attitude d’amour envers l’évêque, et il possède celle-ci, comme s’il s’agissait d’une onction particulière: il confirme l’évêque dans sa vocation».

«Un homme au milieu du peuple, un homme qui se sent choisi par Dieu et un homme de prière: telle est la force de l’évêque» a répété le Pape, en suggérant que «cela fait du bien de le rappeler, à notre époque où il semble que le Grand Accusateur se soit libéré et qu’il s’en prenne aux évêques. C’est vrai, il y en a, nous sommes tous pécheurs, nous les évêques». Le Grand Accusateur «cherche à révéler les péchés, que l’on voit, pour scandaliser le peuple. La force de l’évêque contre le Grand Accusateur est la prière, celle de Jésus pour lui et la sienne; et l’humilité de se sentir choisi et de rester proche du peuple de Dieu, sans aller vers une vie aristocratique qui lui enlève cette onction».

En conclusion, François a invité à prier «aujourd’hui pour nos évêques: pour moi, pour ceux qui sont ici présents et pour tous les évêques du monde».

 

 



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