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VOYAGE APOSTOLIQUE AU VENEZUELA, EN ÉQUATEUR,
AU PÉROU ET
À TRINIDAD-ET-TOBAGO (26 janvier - 5 février 1985)

DISCOURS DU SAINT-PÈRE
 AU CORPS DIPLOMATIQUE*

Dimanche, 3 février 1985

 

Messieurs les Ambassadeurs, Mesdames et Messieurs,

Durant ma visite pastorale dans ce cher pays, ne pouvait manquer cette rencontre avec vous, illustres membres du Corps diplomatique accrédité près la République du Pérou. Je vous remercie sincèrement de votre accueil aimable ainsi que des déférentes paroles que votre Doyen, interprétant le sentiment de tous, a bien voulu m’adresser.

De cette antique et toujours jeune «Cité des Rois» je désire vous exprimer ma profonde estime pour votre mission spécifique et vous encourager à continuer votre louable engagement en faveur d'une entente et d'une coexistence pacifique entre les peuples; pour que, dépassant les méfiances, les rivalités et les intérêts opposés -- aussi bien de nations que de groupes de nations --, s'instaure un ordre international qui réponde toujours plus adéquatement aux exigences de la justice, de la solidarité entre les peuples et des droits fondamentaux de la personne humaine. Le respect de ces droits est véritablement la meilleure garantie d'une correcte et pacifique coexistence entre les nations.

Dans le message adressé à l'occasion de la récente Journée Mondiale de la Paix j'écrivais: "Aujourd'hui existent des peuples que des régimes totalitaires et des systèmes idéologiques empêchent de décider de leur propre avenir. Des hommes et des femmes souffrent aujourd'hui des outrages intolérables à leur dignité humaine par la discrimination raciale, l'exil forcé ou la torture. Il y a des victimes de la faim et de la misère. D'autres sont privés de la liberté de pratiquer leur foi reli¬gieuse ou le développement de leur propre culture (Message pour la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 1985, n. 1).

Pour cela l'Église veut s'engager totalement, et invite ceux qui peuvent offrir leur contribution efficace, pour qu'on obtienne ce nouvel ordre de vie, que s'installent sur des bases solides, d'une manière équitable et durable, les relations entre les hommes et les nations. De grandes possibilités s'ouvrent aux experts en la matière, appelés à être des constructeurs de paix, de rapprochement, des pionniers contre la haine et la guerre. Pour toujours éliminer la violence. Pour que la paix ne soit pas simplement l'absence de guerre, mais un présupposé à une authentique coexistence.

Mesdames et Messieurs, répétant mon appréciation sur votre charge, je demande à Dieu que vous continuiez à consacrer votre devoir et votre compétence à la juste cause de la paix et de l’entente entre les peuples, par le respect des droits de chaque personne.

Merci beaucoup !


*L'Osservatore Romano. Edition hebdomadaire en langue française n.10 p.8.

 

Copyright © Libreria Editrice Vaticana

         



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